Filer la métaphore : du bouton aux Journées du matrimoine

«Bouton !» dit un poète, et presqu'aussitôt tout le monde se
déboutonne. Depuis 1998 Michel Jeannès développe avec le collectif
La Mercerie - en particulier dans le quartier de la Duchère à Lyon et
au fil des invitations en d'autres sites - une pratique artistique in tissu
sous-tendue par la participation sociale. Au coeur du dispositif, la
boîte à boutons est envisagée comme boîte à souvenirs et vecteur
opératoire d'un «art-qu'on-tend-pour-lien».
Au carrefour d'une interdisciplinarité féconde - de la psychanalyse à
une sociologie buissonnière, de la médiation culturelle aux sciences
de la communication et à la sémiologie des expositions - l'ouvrage
convoque les regards et les voix de chercheurs et praticiens, acteurs
et passeurs.
Au fil d'une expérience de co-construction des «Journées du
Matrimoine» par un artiste et un musée de société - le Musée
dauphinois de Grenoble - se dessine la fonction politique d'une
pratique artistique qui s'inscrit dans un territoire tout en plaçant la
personne au coeur de son intention.