Fièvres d'Afrique. La recluse

Évoluant dans la région du fleuve Congo entre 1888 et 1922,
Louis Charbonneau (1865-1951), commerçant et prospecteur
minier, rédige ces histoires à partir de son journal intime. Obsédé
par celle qui y avait partagé sa vie, présentée dans Mambu et son
amour et morte en 1906, il revisite les lieux peu avant son départ
définitif pour l'Europe. Dans Fièvres d'Afrique , qui comporte
quelques nouvelles exotiques de la période coloniale, il s'attache
tout particulièrement à un rêve sur le passé et l'avenir de l'Afrique
qu'il avait arpentée. Les récits inédits poursuivent l'histoire souvent
cocasse et coquine de personnes qu'il a croisées au cours de son
séjour africain. La véracité des textes fournit une documentation
précieuse sur l'Afrique équatoriale française de l'époque et la
mentalité d'un mercanti français.
Ce volume bénéficie d'informations recueillies dans des lettres
inédites de Charbonneau et propose des fac-similés d'éléments des
manuscrits.
«Ah ! vois-tu, je l'aime cette Afrique, ses forêts profondes, mystérieuses, ses
savanes ensoleillées, ses grands fleuves et ses torrents ! J'aime ses massifs ardus,
ses vallées ombreuses où se cachent, sous les bananiers, les villages riants ou
misérables et les grands jardins, inextricable amoncellement d'arbres abattus !
J'adore cette vie sous la tente, sous les paillottes, ces recherches dans le lit des
ruisseaux, les espoirs fous et les déceptions amères qu'elles font naître, cette
vie dans le confort qu'on a gagné, qu'on a l'orgueil d'avoir créé de ses propres
mains !»
Louis Charbonneau, Fièvres d'Afrique