La rose et le lys : François Mitterrand et le comte de Paris (1986-1996) : récit

Entre Charles de Gaulle et Henri d'Orléans, comte
de Paris, les liens sont bien connus, entre François
Mitterrand et le chef de la Maison de France, ils le sont
moins. Leurs relations, pourtant anciennes, valurent
au prétendant au trône une place à part à l'Elysée. Les
célébrations du millénaire capétien, en 1987, leur
offrirent l'occasion de les renforcer.
Jeune énarque, conseiller auprès de la présidence, Cyrille
Schott fut le témoin de l'étrange relation qui s'était instaurée
entre ces deux monstres sacrés de la vie politique
française. Dans un récit sobre et vivant, étayé de ses
souvenirs et de leurs confidences, l'auteur retrace cette
amitié qui n'en portait pas le nom. Car les deux hommes se
respectaient et s'appréciaient. Le vieux président socialiste
soutint le comte dans la querelle dynastique qui l'opposa à
la branche espagnole Bourbon, écartant le duc d'Anjou des
célébrations capétiennes en 1987. Pour sa part, le comte de
Paris lui offrit son soutien indéfectible ou presque, notamment
durant les années difficiles de la cohabitation ou lors
de sa réélection. Au cours des années, la mise en avant du
chef de la Maison de France, loin de surprendre, témoigna
au contraire de la volonté du président-monarque de
s'inscrire dans le droit-fil de la «France éternelle», quitte à
mécontenter certains de ses proches socialistes...