Complainte de la perte

Complaintes de la perte
« Non, il n'avait perdu personne récemment. Il y avait bien Gouailleuse qui allait disparaître de son petit monde quotidien. Il lui aurait ri au nez l'homme-médecine s'il lui avait dit qu'il y avait une vague de licenciements dans sa boîte, que Gouailleuse, une simple collègue depuis trois ans en faisait partie, et qu'il n'arrivait pas à surmonter. »
Et vient notre médiocrité, Et survint notre mort, Le signe du jumeau, Judith, Réponse , sont les cinq nouvelles de Complaintes de la perte , recueil consacré au deuil. Quand l'un d'entre nous vient à trépasser, nous l'enterrons ou l'incinérons, et le grand show de la vie continue comme si de rien n'était. Enfin presque... Car la réalité n'est peut-être jamais aussi simple que nos désirs le voudraient... Il se pourrait bien qu'on ne se débarrasse pas aussi facilement de nos morts, qu'ils continuent de vivre en nous et ne meurent réellement que le jour où nous disparaissons à notre tour ; pour les rejoindre.