Bibliothèques et écritures, d'ASCII à Unicode

Numériques ou «traditionnelles», les bibliothèques offrent aujourd'hui l'accès en ligne à un
nombre considérable de documents sous forme textuelle. Qui dit «texte», on l'oublie parfois,
dit «écriture». La gestion informatisée des écritures est certainement l'un des domaines où les
évolutions de l'informatique sont les plus remarquables, les plus probantes et les plus riches
d'amélioration tant de l'information elle-même que des moyens d'y accéder. Pendant longtemps,
la saisie et l'exploitation des données (affichage, recherche, impression...) ont été limitées
aux caractères non accentués de l'alphabet latin, ceux de la norme ASCII. Avec l'avènement
d'Unicode, l'heure est à la prise en compte d'écritures de plus en plus complexes, alphabets
mais aussi écritures à idéogrammes, aussi bien dans les interfaces des navigateurs que dans les
documents numériques eux-mêmes.
Mais au fait, comment ça marche ? Pourquoi ce qui était impossible il y dix ans est aujourd'hui
la norme ? Comment fonctionne la gestion informatisée des écritures ? Que sont exactement
ASCII, Unicode ? Comment ces évolutions informatiques peuvent-elles être prises en compte
par les bibliothèques, aussi bien dans les collections proposées que dans les services offerts ?
Que vont-elles changer dans les pratiques bibliothéconomiques, et comment s'y adapter ?