Italo Calvino : écrivain du paradoxe

Italo Calvino (1923-1985) est sans conteste l'un des plus grands
écrivains italiens du XX<sup>e</sup> siècle. Encouragé dans sa vocation par Cesare
Pavese (qui le premier goûta son «ton de fabuliste»), Georges Perec ou
Claude Lévi-Strauss, ses romans et ses réflexions sur la littérature ont
marqué les générations d'après-guerre. Roland Barthes a pu ainsi écrire
que «dans l'art de Calvino et dans ce qui transparaît de l'homme en ce
qu'il écrit, il y a - employons le mot ancien, c'est un mot du XVIII<sup>e</sup> siècle -
une sensibilité. On pourrait dire aussi une humanité, je dirais presque une
bonté, si le mot n'était pas trop lourd à porter : c'est-à-dire qu'il y a, à tout
instant, dans les notations, une ironie qui n'est jamais blessante, jamais
agressive, une distance, un sourire, une sympathie.» Aussi importante soit-elle,
l'oeuvre de Calvino n'a été jusqu'ici que peu étudiée en France. Le
présent livre pallie cette lacune et propose un parcours éclairant, autour
de la notion de paradoxe, toujours centrale, qui permet de comprendre
pourquoi, selon Calvino, «les fables sont vraies».