Le monde des sphères. Vol. 2. La fin du cosmos classique

Deuxième partie du Monde des sphères, La Fin du cosmos
classique a pour objet la mort des sphères célestes, dont
la naissance et la vie ont été étudiées dans le premier tome.
Les orbes porteurs des planètes ont été les premiers à disparaître
de la machinerie du ciel, lorsque leur existence s'est trouvée
contredite par une série de phénomènes célestes
spectaculaires. L'étude du débat passionné qui mit aux prises
les meilleurs astronomes, dans le dernier quart du XVI<sup>e</sup> siècle, est
l'occasion d'un réexamen du rôle central que l'historiographie
a prêté jusqu'ici à Tycho Brahe.
La sphère des fixes, elle, a résisté plus longtemps. Bien que
théoriquement sans nécessité dans les systèmes prônant la
mobilité de la terre, certains auteurs l'ont conservée parce
qu'elle leur permettait de penser encore le monde comme totalité
une et ordonnée. En ce sens, Copernic et Kepler sont restés
fidèles à la figure idéale du cosmos héritée des Grecs. En
revanche, Bruno, Gilbert, Galilée et Descartes, pour d'autres raisons
philosophiques ou théologiques, n'ont pas hésité à faire
éclater l'enveloppe protectrice du monde, et à affronter en pensée
un univers immense, sans forme ni limite, expression nécessaire,
ou seulement probable, de la puissance infinie de Dieu.