Salons. Vol. 2. Salon de 1765

Salon de 1765
Le Salon de 1765 est écrit par Diderot au moment même où s'achève la publication de l' Encyclopédie ; c'est son texte le plus important sur l'art et celui qui lui coûte apparemment le plus d'efforts. Pour lui, la peinture est l'art d'aller à l'âme par l'entremise des yeux. Il définit la technique, l'énergie et le génie, celui-ci s'exprimant le mieux, selon lui, dans l'esquisse qui présente un feu que le tableau n'a pas. C'est le moment de chaleur de l'artiste, la verve pure, sans aucun mélange de l'apprêt que la réflexion met à tout...
J'ai ouvert mon âme aux essais, je m'en suis laissé pénétré... J'ai compris ce que c'était que finesse de dessin et vérité de nature ; j'ai conçu la magie des lumières et des ombres ; j'ai connu la couleur.