Histoires abominables : 48 affaires criminelles du XIXe siècle (1817-1887)

Le public du XIX<sup>e</sup> siècle est fasciné par le crime. Les grands
procès donnent lieu à des comptes rendus quotidiens ; des
brochures populaires relatant les détails les plus horribles
sont vendues par les colporteurs ; des complaintes sont chantées
au coin des rues ; et quand enfin l'accusé est guillotiné, la foule
se porte dès l'aube sur le lieu de l'exécution pour assister au
spectacle.
Ce n'est pas seulement le public populaire qui est concerné :
tout au long du siècle, de grands romanciers, Stendhal, Balzac,
Hugo, Eugène Sue, préfèrent souvent évoquer des crimes que des
histoires d'amour. Ils se basent souvent sur des faits réels.
Or, ces faits, il y a une source qui en conserve l'essentiel : le
Grand Dictionnaire universel , publié par Pierre Larousse.
Cet ouvrage raconte, avec une certaine complaisance, les
affaires sensationnelles de droit commun ayant marqué les
esprits du temps. À chaque fois, ce sont des récits fort bien
menés qui citent les tenants et les aboutissants, nomment les
protagonistes, et donnent en outre une quantité de détails très
vivants, parfois pittoresques, parfois sinistres, depuis les antécédents
de l'assassin jusqu'à son sort final.
Pierre Enckell a repéré dans les dix-sept volumes du Dictionnaire 48
récits, leur a donné des titres, les a reclassés chronologiquement,
a fourni des précisions documentaires tirées d'écrits du temps, afin
d'offrir un tableau général des désordres et des folies macabres du
siècle, de 1817 à 1887.
De quoi fournir à la pelle des scénarios pour téléfilms !