La vie d'un réfugié espagnol en Cévennes : de la guerre d'Espagne au maquis cévenol

La vie d'un réfugié espagnol en Cévennes : de la guerre d'Espagne au maquis cévenol

La vie d'un réfugié espagnol en Cévennes : de la guerre d'Espagne au maquis cévenol
Éditeur: Lacour-Ollé
2005199 pagesISBN 9782750411138
Format: BrochéLangue : Français

Né à Lérida (Catalogne, Espagne) en 1920, je suis allé vivre à Toulouse chez ma soeur entre 1933 et 1936.

De retour à Lérida, au moment où éclate le soulèvement de Franco, je m'engage dans les rangs des miliciens du POUM, puis des Jeunesses socialistes unifiées. Après la libération de Lérida, je pars combattre sur plusieurs fronts, Aragon, Catalogne, Èbre. Obligé de me replier avec mes camarades de combat, je me retrouve, le 7 février 1939, dans le camp de concentration de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales).

Je suis ensuite embrigadé dans la 18<sup>e</sup> compagnie de Travailleurs étrangers, où on m'envoie des Alpes-Maritimes à l'Aisne, en passant par les Basses-Alpes et la Somme. Le 6 mai 1940, je retourne dans un camp de concentration dans l'Aude. Au bout de 15 jours, on m'envoie travailler en Lozère, à Mende, puis à Vialas. En octobre 1940, je me fais embaucher au Collet-de-Dèze comme paysan, et en 1943 comme mineur.

En 1942, je forme une section de l'Union nationale espagnole, dont je suis responsable pour la Lozère ; je monte aussi une section du Parti communiste espagnol, interdit alors en France, avec une chaîne de solidarité entre Espagnols. En 1943, je forme un groupe FTP Légaux, à qui je distribue des armes. Je participe à des actions de la Résistance cévenole, avec les guérilleros et les FTP-MOI, à La Rivière, La Devèze, La Madeleine.

Fin août 1944, les 15<sup>e</sup> et 21<sup>e</sup> brigades de guérilleros, dont je fais partie, rejoignent à Toulouse d'autres brigades pour aller reconquérir l'Espagne par le val d'Aran. Après quelques jours de combat, nous sommes obligés de nous replier en France.

Démobilisé en novembre 1944, je retourne en Lozère dans la ferme où je travaillais et je réorganise le Parti communiste espagnol localement. Le 1<sup>er</sup> décembre 1945, je me fais embaucher à la mine de charbon de La Grand-Combe (Gard), où j'ai travaillé jusqu'en 1974.

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