Délivre des maux

«Un sourire qui lui avait fait détacher les yeux de ses petites
menottes tendues devant lui. Un nid dans son corps, pour
recueillir la bonté de son regard. Je m'étais approché pour
le lui voler, pour essayer de comprendre qui il était et
pourquoi il était là. Son visage s'était posé dans ses mains,
nu, sans défense. Un visage qui ne capitulait pas avec sa
pauvreté dans les yeux.»
Onze nouvelles et autant de chemins pour flâner, le regard
sous le bras, là où quelqu'un nous attend...
D'un récit à l'autre, on sent la durée de la vie s'effacer sous
les mots. Concordance des temps au fil des jours : ceux de
l'enfance, des visages aimés, de l'espace partagé et des
questions qui ouvrent le ciel.
De la réalité au rêve, le passage est étroit. Entre les lignes
et peut-être comme un ultime rempart contre la folie,
quelques histoires pour voyager sans trop savoir où l'on va.