Les frontières de l'humain

L'intelligence et la culture
ne suffisent pas à caractériser l'humain. Espèce parmi
les espèces, nous partageons avec tous les vivants une histoire
commune, des mécanismes communs, que les chercheurs
expérimentent de plus en plus finement.
La tradition philosophique est contredite depuis un siècle
par la biologie : la vie a changé de statut.
Les dernières découvertes établissent une continuité graduelle
entre le non-vivant et le vivant.
De la même manière, les récents travaux en éthologie
brouillent la frontière entre l'humain et le non-humain.
Comme les chimpanzés et les bonobos, nous sommes
les héritiers d'une longue lignée d'animaux sociaux.
Il nous incombe cependant d'établir de nouvelles barrières,
de nature morale, sociale ou juridique, afin d'éviter de
nouvelles formes d'inhumain.