Pourquoi j'aurais dû mourir en montagne ? : une approche transgénérationnelle de la prise de risque

«Très jeune, je me suis orienté vers la prise de risque. À 12 ans, je démarrai le ski de
pente raide. À 20 ans, le ski extrême devint le centre de mon existence. C'est ce type de
ski où la chute est interdite qui me procura les sensations les plus puissantes et les plus
extraordinaires de ma vie. De sorte qu'assez vite, je n'eus plus qu'une seule obsession :
me rapprocher des montagnes. Je devins donc guide de haute montagne. Ensuite,
j'accomplis de nombreuses expéditions, explorant à chaque fois de nouveaux risques et
tentant régulièrement de repousser mes limites le plus loin possible. L'alpinisme est une
pratique extraordinaire dans un monde, une société qui ne tolère plus le risque, mais
pour vouloir graviter dans cet univers parfois hostile, beaucoup de ses pratiquants y ont
laissé la vie, source de drames et de peines parfois insurmontables pour leurs proches.
Combien de ceux-là avaient réellement compris le sens de leur présence en ces hauts
lieux ? Instinctivement, j'ai toujours senti que je n'avais guère eu de choix dans ma
trajectoire. La psychogénéalogie confirma très vite mon intuition de départ...»
«La psychogénéalogie nous révèle que nous ne sommes pas toujours aussi maîtres de
nos engagements ou de nos passions que nous le croyons. Peut-être finalement sommes-nous
«prédestinés» par le souvenir inconscient des générations qui nous ont précédés.
La question mérite d'être examinée, et Emmanuel Ratouis, grimpeur de haut niveau,
skieur extrême, particulièrement bien placé pour se poser la question du pourquoi, s'y
est attelé, avec l'efficacité qu'on lui connait dans sa vie professionnelle et sa vie sportive.
Un livre qui pour beaucoup sera une révélation.»
Claude Gardien, rédacteur en chef de la revue
Vertical, éditions Nivéales