La douleur de Manfred

Dans son deuxième roman, l'auteur
d' Eureka Street décrit avec une concision
clinique les derniers jours d'un vieil homme,
Manfred, qui souffre d'un certain nombre de
douleurs : physiques, qu'il refuse de confier
aux médecins et dont McLiam Wilson évoque
les effets avec une minutie extraordinaire
- morales, liées au souvenir de la Seconde
Guerre mondiale et à son mariage avec
Emma, une rescapée des camps de la mort.
C'est dans les rapports entre Emma et Manfred
que se noue le roman : pourquoi un mari bat-il
sa femme bien-aimée ? Pourquoi, vingt ans
après leur séparation, les deux époux (ils n'ont
pas divorcé) continuent-ils de se voir chaque
mois sur un banc de Hyde Park, à Londres ?
Pourquoi Manfred n'a-t-il pas le droit de
regarder le visage de sa femme ?
« La Douleur de Manfred est un roman sec,
plus intimiste, désossé à l'extrême. C'est aussi
une symphonie des adieux particulièrement
intense, où, avant de sombrer, un couple
dévide la bande-son d'une histoire déchirée
et déchirante.»
André Clavel, L'Express