Les métiers du journalisme

20 % C'est ce que représentent les pigistes dans la profession en
2006, soit plus du tiers des journalistes débutants. Passage
obligé avant l'obtention d'un poste fixe, ce mode d'exercice payé à l'article
ou à la journée correspond à un vrai choix pour certains mais peut
aussi s'avérer synonyme de difficultés et de précarité lorsque l'insertion
professionnelle tarde à venir.
36 503 journalistes possesseurs de la carte de presse étaient recensés
par la CCIJP (Commission de la carte de presse des journalistes)
en janvier 2006. Si elle ne constitue pas la condition sine qua
non pour exercer, la carte de presse permet d'être reconnu par ses pairs
et peut être indispensable pour accéder à certains secteurs comme l'audiovisuel.
72,8 % des journalistes travaillent dans la presse écrite, dont 21 % en
presse spécialisée grand public. Forte de ses 1680 titres,
cette dernière reste très prisée des lecteurs français, au point d'en faire
les plus gros consommateurs de magazines (avec le Japon). La télévision
ne représente quant à elle que 12,4 % des effectifs et la radio, 5,3 %.
80 % des journalistes en exercice sont passés par la filière universitaire.
Les médias généralistes, les agences, la presse quotidienne
nationale et l'audiovisuel plébiscitent également les formations
des douze écoles reconnues par la profession, ainsi que celles de
quelques établissements privés. Quel que soit le cursus, culture générale,
motivation et professionnalisme constituent des sésames pour faire
sa place dans le métier.