L'Algérie et la France

Près de cinquante ans après la signature des accords
d'Évian, ce dictionnaire veut faire revivre un passé
qui n'est pas «refroidi», passé commun à l'Algérie et à
la France.
Les cent trente-deux ans de la présence française restent en
grande partie inexplorés. Pour les comprendre, ce dictionnaire
décrit des moments de l'histoire de ce territoire brutalement
conquis en 1830. Il remonte aux royaumes berbères et s'arrête à
l'exode des Pieds-noirs et à l'indépendance de l'Algérie (1962).
L'ouvrage réunit 160 collaborateurs de spécialités et de
générations différentes (historiens, écrivains, spécialistes de
littérature, anthropologues, juristes, linguistes, médecins, physiciens,
urbanistes, économistes) pour faire le point sur cette histoire
encore objet de passions. Des universitaires et écrivains nés et
vivant de l'autre côté de la Méditerranée participent à cet
inventaire. Ce dictionnaire présente de nombreuses biographies,
ainsi que des notices sur les populations, les religions, les langues,
sur des temps forts - révoltes, faits d'armes -, sur des lieux comme
Alger, Constantine, Oran, ou Teniet el Had, Tipasa. Il insiste sur
tout ce qui est commun aux deux histoires : les deux guerres
mondiales, mais aussi Camus ou Claude Cohen-Tannoudji (prix
Nobel de physique 1997) et Nafissa Sid Cara, nés «là-bas».