Un long silence

Gary Gilmore est l'un des condamnés à mort les plus célèbres
des États-Unis. Accusé de meurtre en juillet 1976, il refusa de
faire appel et insista pour qu'on lui inflige la peine capitale. Le
17 janvier 1977 au matin, il fut fusillé. Quelques années plus tard,
Norman Mailer lui consacrera un de ses chefs-d'oeuvre, Le Chant
du bourreau.
Rédacteur en chef du magazine Rolling Stone , Mikal Gilmore, le
frère cadet de Gary, a tenté pendant des années d'oublier cette
histoire tragique. En vain. Avant qu'elle ne dévaste complètement
son existence, il a décidé de prendre la plume afin d'essayer de
mieux comprendre son héritage, de dénouer les liens du sang et
d'échapper à la malédiction familiale. Poussé par l'urgence et un
instinct de survie impérieux, il s'est ainsi lancé dans une véritable
enquête, à la fois affective, douloureuse et sans concession, sur
sa propre famille et ses origines. Un sombre voyage, au terme
duquel il a découvert un terrible secret.
Avec une force d'émotion rare, il nous livre un document passionnant,
à la fois cru, intime et bouleversant, sur les traumatismes et la résilience,
qui n'est pas sans évoquer De sang-froid de Truman Capote
dans sa description de l'enfer américain. Un document humain,
trop humain, qui en aucun cas ne laissera le lecteur intact.
«Mikal Gilmore a écrit un livre dévastateur. Une sorte de cocktail
fort qui tient à la fois des Frères Karamazov et des ballades déchirantes
de Johnny Cash. C'est à la fois effrayant, poignant... magnifique !»