Dans le couloir du campus

Dans le couloir du campus
La discussion avait tiré en longueur presque toute la matinée. Les uns pour convaincre que des citoyens qui ne disent pas ce qu'ils pensent ne sont pas des citoyens libres. Les autres pour prouver que si nous revendiquons nos droits par le moyen de la grève le pouvoir sera menacé...
« Tout est entassé dans le couloir. Il n'y a plus de doute, le gouvernement ne fléchira pas. (...) L'autre vérité c'est que nous attendons la nuit, j'espère que la police nous comprendra, pour foncer dans les rues avec nos sacs sur la tête. La nuit on a moins honte que le jour pour faire ce genre de besogne. Parce que le taxi il ne faut même pas y penser, nous ne sommes pas mieux que les rats des églises. (...) Au fait, pendant que j'y pense. Où est-ce qu'il ira vivre, Harley, s'il quitte le campus n° 2 ? Bayo, par contre, je sais que s'il ne va pas chez la grande soeur à Diata, il sera à Moutabala chez tonton Mbizi. »