L'instinct du sens : essai sur la "naissens" de la parole

L'instinct du sens : essai sur la "naissens" de la parole

L'instinct du sens : essai sur la "naissens" de la parole
Éditeur: Peter Lang
2019342 pagesISBN 9781433153358
Format: ReliéLangue : Français

Cet essai aborde avec audace la question passionnante de l'origine du langage en se situant dans un cadre de linguistique évolutionniste. Il renverse la perspective habituelle en mettant de l'avant l'idée que l'homme est un animal qui a perdu l'instinct de son langage signalétique en lui substituant une addiction au langage symbolique de la parole. C'est grâce à un processus d'exaptation gouverné par l'instinct de communication que l'appareil phonatoire de bipèdes préhistoriques s'est vu peu à peu réaffecté à sa nouvelle tâche de transmettre du sens. La « naissens » de la parole a donc scellé le destin du langage en tant qu'insigne faculté de la cognition humaine.

« Quelle étude remarquable ! L'auteur est un maître du récit bien argumenté et appuyé sur une documentation à jour importante. Cet ouvrage est très bien écrit et retient l'attention du lecteur. » -  André Dugas, Université Paris 13, La Sorbonne Paris Cité

« Après Le choc des patois en Nouvelle-France. Essai sur l'histoire de la francisation au Canada et Syntaxe référentielle de la composition lexicale : Un profil de l'Homme grammatical , ce nouvel essai de Philippe Barbaud nous détaille un scénario évolutionniste du Big Bang (émergence - naissance ou "naissens" - et évolution) du langage humain. Le lecteur voyage ainsi pendant les 2 millions d'années qui suivent l'apparition chez les pré-humains de sons vocaux inédits (ou phones orphelins), indépendants de leur langage animal (leur rengaine ). D'abord associées à des expériences ou émotions stables, ces "interjections primales" vont se multiplier avec le temps pour aboutir, il y a environ 400.000 ans, à l'émergence de phones véritablement signifiants, ou "mots porteurs de sens". Avec la disparition complète de la rengaine animale, la prolifération de ces mots occasionnera le développement naturel des langues au sein de l'humanité. L'instinct du sens représente alors "la fonction la plus achevée de l'instinct de communication inhérent à tout organisme vivant", l'auteur s'opposant ainsi à Chomsky, qui tient le langage humain pour un système d'expression de la pensée. Un propos stimulant qui sort des sentiers battus sur un sujet toujours d'actualité. » - Paul Hirschbühler, Université d'Ottawa

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