Place de la vaccination contre les papillomavirus humains en France : réflexions d'un groupe d'experts

Les infections par les papillomavirus humains (HPV) sont considérées
comme les infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes.
Ces infections peuvent dans 10 à 20 % des cas devenir persistantes, et
induire des condylomes, ou des dysplasies cervicales de différents grades
pouvant conduire à un cancer du col de l'utérus dont la prise en charge
est relativement lourde de conséquences pour la patiente.
Parmi les plus de 200 génotypes d'HPV, on distingue les génotypes d'HPV
dits LR (pour Low Risk) car à faible risque oncogène mais pouvant induire
des condylomes (ex. : génotypes 6 et 11) , et les HPV dits HR (pour High
Risk) car étant responsables de lésions précancéreuses ou cancéreuses
(ex. : génotypes 16 et 18 classés comme agents carcinogènes par
l'Organisation Mondiale de la Santé). Le phénomène d'auto-assemblage
spontané en pseudo-particules virales (VLP) de la protéine structurale LI
des HPV produite par des cellules eucaryotes a permis de mettre au
point une vaccination HPV dont les résultats d'efficacité clinique sont
très prometteurs.
Afin de participer à la réflexion menée en France sur la vaccination HPV, un
groupe multidisciplinaire d'experts a été constitué. L'objectif des échanges
au sein de ce groupe était d'analyser la possibilité d'une vaccination HPV
de routine en France, et d'évaluer différentes stratégies vaccinales.