Diesel city : la fiction révèle les vérités que la réalité dissimule

Diesel city : la fiction révèle les vérités que la réalité dissimule

Diesel city : la fiction révèle les vérités que la réalité dissimule
2012199 pagesISBN 9782918995081
Format: BrochéLangue : Français

En rencontrant l'homme j'ai découvert l'oeuvre, en admirant l'oeuvre j'ai su le talent. Trois chocs successifs et rapprochés, d'une incroyable et délicieuse violence, où des émotions rares et paradoxales s'enlacent pour faire naître l'irrépressible envie de partager.

Stefan est un esthète absolu, voyageur improbable dans un siècle consumériste, qui dessine ses révoltes et nous les offre avec une bienveillante et malicieuse désinvolture.

Conteur-peintre, il réinvente un romantisme contemporain et nous tend le miroir incongru de notre mémoire où se mêlent, nos frayeurs, nos renoncements et nos espoirs. Dans cet onirique voyage, le noir domine, récitant la douleur dans une palette de gris subtils, mais pour mieux servir l'idée de lumière, aussi ténue soit-elle. Tout est référence, souvent élégamment cachée, et l'intelligence domine dans cette oeuvre littéraire et graphique, troublante et aboutie.

Ne soyez pas surpris, nous sommes dans un rêve, tout est possible.

L'Éditeur

Diesel punk ou moteur à essence cool, peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse. Stefan fait partie d'un courant alternatif qui carbure aux énergies fossiles. Quand il ouvre sa fenêtre pour nous montrer sa Metropolis on entend bien les sirènes et on chope bien le swing qui monte des speakeasies. Oui l'Amérique de Capone et Howard Hugues, certes les machines de Loewy ou les girls des Ziegfeld follies, en effet l'école archi de Chicago et même les machins de Roswell dans leurs drôles de nefs. Tout cela on connait en noir et blanc ou en couleur. Ou alors on a connu : notre culture yankee est oxydable. Mais l'artiste ne fait pas dans le vintage. Pas plus qu'il ne joue sur le terrain du flash back. Les objets, les êtres, les looks, les skyscrapers, dans les perspectives relatives de ses compositions laissent fuiter un monde au futur antérieur. Car la fragile question du temps est posée dans ces visuels. Ils racontent des moments de vie après la bombe quantique. Ils disent que le marché aux images est aujourd'hui saturé et que ce qui compte désormais ce sont les ombres des images, les images des images, ou même les reflets des ombres des images... Etre dans notre temporalité et pénétrer dans celle-là ne procède pas d'un banal voyage onirique. Non c'est vivre grâce à une expérience graphique la sensation de déjà vu/déjà vécu. On a tous connu cette ville, on y a vécu, mais quand ? Mais où ? Mais était-ce bien nous au fait ? Et le paradoxe est que plus on connait les repères moins on sait où l'on va. Ça c'est fort.

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