Les instruments économiques au service du climat : développement durable

En 1997, le protocole de Kyoto était la première concrétisation de l'effort planétaire pour lutter contre le changement climatique et réduire les émissions de gaz a effet de serre. Or ce protocole arrive à échéance en 2012. Les grandes conférences onusiennes sur le climat - Copenhague 2009, Cancún 2010, Durban 2011, et bientôt Doha 2012 - s'efforcent donc de parvenir à un accord plus ambitieux, en objectifs de réduction comme en nombre de nations signataires. La tâche est ardue, tant les pays diffèrent par leur situation, leurs priorités et leurs stratégies. À défaut d'un accord global sur un prix unique du carbone, on semble se diriger avec pragmatisme vers une « architecture polycentrique », où chaque pays ou région définit ses objectifs non contraignants. Il devient alors nécessaire de déterminer les instruments économiques susceptibles de « raccorder » ces initiatives - marchés d'échange de permis d'émissions, accords sectoriels, mécanismes de projets -, en veillant à ce que la somme des initiatives locales reste suffisante pour prévenir un dérèglement irrémédiable du climat.