Ducasse et Lautréamont : l'envers et l'endroit

Les Chants de Maldoror sont l'une des oeuvres les plus fortes et les plus
vivantes du XIX<sup>e</sup> siècle tandis que leur auteur demeure toujours aussi
mystérieux. Qui était donc Isidore Ducasse et où a-t-il trouvé ce qu'il a
prêté au comte de Lautréamont ? Pour tenter de répondre à ces questions,
il faut enquêter : que pouvait avoir appris Ducasse pour se montrer
si savant, et où ? Faut-il l'imaginer en uruguayen de Paris frayant dans les
milieux hispano-américains ? Peut-on, en lisant les textes de plus près,
mieux comprendre ce qu'il cherchait ? La personne d'Isidore Ducasse et
le personnage de Lautréamont, s'ils ne sont pas prêts à livrer tous leurs
secrets, en dévoilent malgré tout quelques-uns à qui veut bien être attentif
à l'envers comme à l'endroit de l'oeuvre unique qu'ils nous ont léguée,
sans en fournir les clés.