Moralia et Oeuvres morales à la Renaissance : actes du colloque international de Toulouse, 19-21 mai 2005

Depuis le livre pionnier de Robert Aulotte, Amyot et Plutarque
- La tradition des Moralia au XVI<sup>e</sup> siècle , les études consacrées
à la réception moderne des Moralia ont été rares en France.
C'est cette lacune que les textes réunis ici entendent commencer
à combler, en étudiant les avatars dans l'Europe du
XVI<sup>e</sup> siècle d'un corpus qui présente sous des visages variés les
différents aspects de la culture antique. Qu'ils examinent les
choses du point de vue des éditions - de traités isolés ou des
sommes comme celle que procure Amyot en 1572 sous le titre
des OEuvres morales et meslées - qu'ils s'attachent aux questions
de traduction ou à celles liées à la constitution du recueil,
ou encore qu'ils traquent les emprunts et usages du penseur
grec chez tel ou tel écrivain humaniste, ils tentent de préciser
les traits du Plutarque «moraliste» que se construit l'époque,
au-delà souvent de l'image du penseur bonhomme et du compilateur
de tout repos que la tradition a imposée.