La franc-maçonnerie est-elle une psychothérapie de groupe pour gens dits normaux ?

La Franc-maçonnerie est-elle une psychothérapie de groupe
pour gens dits « normaux » ?
« Rassemble ce qui est épars, dit un précepte de maîtrise traditionnel.
Thérapies et initiation sont des variantes de l'Art de prendre soin de soi,
des autres et du monde. Rassemblons-les ! C'est à chacun d'entre-nous
qu'est confiée la mission de devenir des jardiniers d'amour. Le monde,
qui ne va pas très bien, a grand besoin de tels soins.
Tentons d'en être aussi dignes que joyeux ! »
La franc-maçonnerie est, avant tout, une école de formation d'initiés.
C'est sa raison d'être essentielle. Elle intègre en une unité l'ensemble de
ses objectifs, y compris ceux qui paraissent à première vue fort éloignées
du « meurs et deviens ». La démarche initiatique maçonnique est
globale, holistique. (J'utilise ce synonyme plus savant pour marquer
l'importance que j'accorde à cette notion du Grand Tout) Elle vise à
transformer tout l'être, à le décloisonner, à l'élargir, à l'intégrer, à
l'harmoniser au delà de ses infinies et réductrices contradictions.
Cette métamorphose procède par niveaux.
Le premier niveau est celui de la quête de l'humanisation.
Devenir un homme nouveau, meilleur, qui apprend à utiliser
positivement ses fabuleuses potentialités en les portant à leur niveau
optimal de réalisation, tel est l'objectif numéro un de l'initiation.
C'est un décapage libertaire de tout ce que l'initié a construit
jusqu'alors, aussi dénué de contraintes et de conditionnements que
possible.
C'est le fabuleux privilège de l'apprenti.
C'est le début d'un voyage en quête de sens du mystère de la vie en
nous et en dehors de nous et sa poursuite aussi loin que possible.