La construction du bien commun dans une société africaine et la doctrine pastorale de l'Eglise catholique : le cas de la République du Congo

Une lecture attentive du phénomène migratoire, de ses problématiques
ainsi que de ses défis, doit inclure le concept du
bien commun comme critère d'interprétation soit des causes
soit des effets de chaque déplacement humain. En effet, c'est
le manque des conditions favorisant la réalisation personnelle
à pousser les individus formant un groupe social à chercher
ailleurs. D'autre part, du point de vue historique, l'immigration
s'est révélée comme l'instrument de la croissance et
d'une meilleure répartition du bien commun dans la société
d'accueil. Une interprétation «globale» du bien commun,
c'est-à-dire de toute la famille humaine, bouleverse les
visions nationalistes du «bien-être», soulignant la responsabilité
éthique des pays dotés de plusieurs ressources, lesquelles
doivent être partagées et mieux distribuées.
L'ouvrage de Destin Mouene Ndzorombe se propose de
tracer les lignes pastorales de la mobilité humaine en République
du Congo, dans le but d'identifier les causes qui déterminent
l'émigration de ce pays depuis plusieurs décennies.
Pour l'auteur, la raison principale d'un tel exode est le
manque du bien commun et, dans sa proposition pastorale
pour la construction d'un modèle social visant le bien commun,
il attribue aux divers acteurs leurs rôles respectifs [de la
Préface de Fabio Baggio].