De Caldetas à Poitiers : sur les pas de Mercedes, réfugiée espagnole républicaine

«Je ne pourrai jamais pardonner ce que Franco nous a fait».
Mercedes se souvient de ce qu'était sa vie sous la seconde
république, dans son village de Caldetas jusqu'à la guerre
d'Espagne et cet hiver glacial de février 1939 qui la jettera
avec sa mère, ses soeurs et des centaines de milliers de
défenseurs de la République sur les routes de la Retirada ,
fuyant la tyrannie franquiste, marchant vers l'avenir ; en
Espagne elles n'en ont plus. Elles se retrouveront ensuite à
Châtellerault puis à Poitiers où la seconde guerre mondiale
n'est pas longue à éclater. Mais dans cet avenir incertain
Mercedes rencontrera Luis qui vient du camp de Barcarès
parce que la vie continue... Aujourd'hui, Mercedes se sent
poitevine. Oui, ils ont perdu la guerre mais ont réussi leur vie.
Petite fille de réfugiés espagnols, je n'ai pas connu mes
grands parents dont l'histoire ne m'a pas été racontée. C'est
une partie de mes origines qui m'a manquée et que j'ai
essayé de retrouver à travers le témoignage de Mercedes et
au cours de mes recherches.