Maine de Biran

François-Pierre Gontier de Biran, dit Maine de Biran, est né à Bergerac le 30 novembre 1766 de Jean Gontier de Biran, docteur en médecine, et de Marie-Camille de Vermont.
Tous deux étaient issus de vieilles familles bergeracoises, mais les Deville de Vermont, protestants, avaient émigré à la Martinique, où naquit Marie-Camille, probablement à la suite de l'édit de Nantes. Ils avaient acquis au milieu du XVIII<sup>e</sup> siècle le domaine de Grateloup, où ils revinrent s'installer, et dont hérita plus tard Maine de Biran.
«Il est digne d'une nation qui a conquis sa liberté de respecter celle des autres ; il est digne d'un peuple qui connaît la gloire des combats d'apprécier une gloire plus réelle : celle qui s'acquiert par la victoire et la modération. Qu'il est beau d'être modeste quand on est le plus fort !»
Maine de Biran songeait à la destruction du gouvernement de Venise, en écrivant ce mémoire en 1797. Avec sagesse, il invitait le monde à la réconciliation, alors que s'ouvrait un siècle incertain.
Du philosophe de Grateloup, son château bergeracois, Henri Bergson n'hésitait pas à voir en lui «le plus grand métaphysicien que la France ait produit depuis Descartes et Malebranche».
Gérard Durand de Ramefort, apparenté à Maine de Biran, a rassemblé quelques lettres intimes pour nous rappeler cette gloire acquise par un Périgordin dans le monde de la pensée.