Brouillon Kub : les artistes cubistes et la caricature, 1911-1918

À l'aube de la Première Guerre mondiale, cubisme, futurisme et autres «ismes» riment avec «fumisme» et
sont suspectés de saper la tradition picturale de la France. Le débat fait rage jusqu'à l'Assemblée nationale,
où l'on accuse les cubistes de n'être que des «malfaiteurs qui se comportent dans le monde des arts comme
les apaches dans la vie ordinaire.» C'est à travers le viseur de la «petite presse» et des «journaux amusants»
que le LaM - Lille Métropole Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut et les Musées de la Ville
de Belfort proposent de voir les peintres cubistes et, plus généralement, ceux qui relèvent de «l'avant-garde».
Un terme militaire qui est bientôt compris dans son sens littéral : un détachement de l'ennemi, une mission
de reconnaissance dans un territoire qu'il s'apprête à envahir. Les premières contre-attaques sont de bonne
guerre, répétant des plaisanteries sur la vie de bohème des artistes. Le ton et les supports changent après la
déclaration de guerre. On ne rit plus : le Kubisme s'écrit désormais avec un K, et il est la cible à abattre.