Les aventures militaires, littéraires et autres de Étienne de Jouy, de l'Académie française

Étienne de Jouy (1764-1846) fait partie des célébrités aujourd'hui
méconnues du public malgré leurs heures de gloire passées.
Bien qu'élu à l'Académie française, ses écrits (pièces de théâtre,
livrets d'opéras mis en musique par des compositeurs célèbres, chroniques
et articles de presse multiples...) ne sont pas passés à la postérité
faute de qualités suffisantes sans doute. Déjà à l'époque, Jouy est vilipendé
par certains critiques... Mais, plus étonnant, sa vie présente plusieurs
caractéristiques intéressantes qui auraient pu attirer l'attention
de quelque biographe en mal de recherche.
Elle comporte deux grandes périodes : l'une militaire et l'autre littéraire.
Et toutes deux sont constituées d'aventures multiples : voyages,
intrigues, prison... Jouy s'accommode fort bien - un peu comme
Talleyrand et bien d'autres - des nombreux régimes politiques qui se
succèdent et fait incontestablement partie du club des «girouettes»
de l'époque. Il sera également l'un des plus féroces combattants de la
guerre littéraire opposant les «classiques» aux «romantiques», lui-même
se rangeant dans la première catégorie et s'acharnant à empêcher
Victor Hugo d'accéder à l'Académie française. De nombreuses sources
ont permis à Michel Faul de reconstituer le parcours singulier et parfois
romanesque d'Étienne de Jouy, un académicien français bien atypique.