Comment la gendarmerie m'a rendu fou

Les gradés en prennent donc pour leur grade, et avec beaucoup d'humour,
ce qui constituera sans doute une circonstance aggravante, l'autodérision semblant
dans les hautes sphères gendarmistiques moins courante que
l'autosuffisance.
Quant à l'hommage à un ministre de l'intérieur réversible qui ponctue ce
livre, il en justifie à lui tout seul le titre, même si seul un fou peut oser écrire
tout haut ce que les autres gendarmes vivent tout bas.
Voici donc l'histoire d'un adolescent qui avait
cru trouver les forces de l'ordre un peu moins dans
le désordre, qui n'avait pas imaginé que la tête de
certains chefs pourrait imiter avec autant de
ressemblance les couleurs de l'alcootest, le récit
d'une vie où beaucoup et pas seulement des
gendarmes se reconnaîtront, même s'ils
n'osent toujours pas le dire, de peur de voir leur
gamelle déjà pas très pleine se vider complètement.