La marche du temps : de la varlope à l'épaulette

De la varlope à l'épaulette
La marche du temps
Henri Chemin a vu le jour à l'heure où la Seconde Guerre mondiale éclatait et allait le priver d'un père retenu prisonnier en Allemagne. A Montgibaud en Corrèze, le petit garçon a grandi à l'ombre de son bon gros chêne auquel il confia bien des secrets... A l'école du village, il apprit vite et bien avant de réussir aux épreuves du Certificat et d'entrer en apprentissage dans un atelier de menuisier. Allait-il passer son existence dans les copeaux à manier la varlope ?
A vingt ans, à Brive-la-Gaillarde, Henri Chemin choisit de servir dans la Gendarmerie nationale. Commence alors une belle carrière où il gravira tous les échelons et se fera honneur comme il l'avait promis à son instituteur.
Après une affectation dans le Nord de la France où il assure la police de la route sur la Nationale 1 et affirme ses dispositions pour les enquêtes judiciaires, Henri Chemin retrouve son Limousin à Royère-de-Vassivière. Commandant de brigade à Evaux-les-Bains puis à Felletin, il rejoint Périgueux où il sera major adjoint au commandant de compagnie.
Il y connaîtra l'épilogue heureux d'une affaire judiciaire de portée nationale... et le traumatisme affectif causé par la perte de deux camarades et de deux gendarmes de la brigade de Saint-Astier tués dans une mission de secours à la personne et de protection d'un lieu public.
Le lieutenant Henri Chemin sera affecté, par la suite, au commandement de la compagnie de Confolens. Il y côtoie deux personnages d'exception : le député André Soury et le président du prestigieux festival international de folklore, Henri Coursaget . La conduite de l'enquête de trois affaires criminelles témoigne de son attrait constant pour la police judiciaire. Capitaine puis commandant, il terminera son parcours au centre de la France à Saint-Amand-Montrond.
En 1994, Henri Chemin fait valoir ses droits à retraite. Une participation active à la réserve citoyenne suivra. Il se retire à Saint-Julien-la-Genête, une charmante localité creusoise où il oublie l'épaulette pour le stylo et nous offre de nombreux romans à succès.
Aujourd'hui, l'officier supérieur de la Gendarmerie nationale nous ouvre son coeur et nous livre ses confidences... celles d'un homme qui a toujours privilégié la prévention à la répression.
Un bel exemple sur la Marche du temps ...