Le gâchis

«Jeune, à Sciences Po, Chirac
était appelé "l'hélicoptère" par
ses camarades. Parce qu'il ne tenait pas en place, parce
que ses jambes et ses bras bougeaient tout le temps dans
tous les sens. Plus tard, Pompidou l'avait surnommé le
"bulldozer" parce qu'il fonçait et que rien ni personne ne
semblait pouvoir l'arrêter. À l'Élysée, le bulldozer s'est
embourbé, l'hélicoptère s'est mué en deltaplane. Le président
Chirac a utilisé les courants chauds, surfé sur les thèmes à
la mode, guidé par son seul opportunisme. Il a varié en
fonction des humeurs de l'opinion. Chirac n'a jamais fixé
le cap, il s'est laissé dériver, il a tiré la France vers le bas.»
Le Gâchis
n'est pas une attaque contre l'homme Jacques
Chirac, mais l'analyse d'un dysfonctionnement. Pourquoi
un politique a priori sympathique, énergique, moderne, a-t-il
raté tous ses rendez-vous avec les Français et plongé le
pays dans une crise aussi grave ?
Un point de vue sans parti pris mais sans concession.