Une condamnation bâtie sur du sable : l'affaire Ségalat

En 2012, le journaliste Jacques Secretan assiste au procès en
première instance de Laurent Ségalat qui est accusé d'avoir tué
sa belle-mère Catherine Ségalat, un soir d'hiver enneigé dans sa
maison de Vaux-sur-Morges. Tel un greffier de tribunal, il prend
note scrupuleusement du déroulement des débats.
L'acquittement prononcé par la Cour est discuté, la vérité difficile
à établir. Afin de permettre à chacun de se faire une opinion, il
publie ses notes, sans prendre position, dans le livre intitulé «Le
procès Ségalat : un acquittement contesté».
Six mois plus tard, suite au recours déposé par le procureur général
Éric Cottier, un deuxième procès a lieu auprès de la Cour de
cassation pénale du canton de Vaud. Cette fois-ci, Laurent Ségalat
est condamné à seize ans de prison, une peine ramenée à quatorze
ans par le Tribunal fédéral. L'accusé est resté confiné en France et
ne purge pas sa peine.
Ce revirement est confirmé par les instances de recours, mais aucun
fait nouveau n'a été avancé et l'affaire reste mystérieuse. Cette fois-ci,
Jacques Secretan approfondit l'enquête et en conclut qu'il s'agit
d' une condamnation bâtie sur du sable...
D'où ce nouveau livre.