Veilleur, où en est la vie ?

François embrasse une dernière fois son front déjà froid. Il s'en va. Ce n'est pas la peine de rester plus longtemps. Puisque Marie quitte la chambre avec lui.
Elle est là, marchant à ses côtés. Ils ne se quitteront plus. Et François se dit même qu'il ne craindra plus jamais rien. Pas même sa propre mort qui sera, comme celle de Marie, comme celle de tous les siens, un hommage aux horreurs et aux merveilles de la vie.
Cette histoire nous concerne tous : c'est celle d'un fils qui accompage sa mère jusqu'au bout. Un récit vrai, exact, sans afféterie. Mais c'est aussi avec la liberté de l'écrivain que Jean-Marie Dallet nous entraîne dans cette histoire d'amour extrême, ni sombre, ni triste, car, en exorcisant son angoisse, il nous aide à exorciser la nôtre. Et si elle nous bouleverse, cette lecture nous communique une sérénité retrouvée.