Rosny-sur-Seine au fil des siècles

Sans la trahir mais en l'applicant à notre cité, empruntons à Henri IV l'appréciation qu'il destinait à son ami : "Je vous veux bien dire à tous que j'aime Rosny".
Comment aimer sans connaitre ?
Du boulanger qui fut condamné "pour avoir été trouvé saisi de pain où il manquait au poids jusqu'à deux onces sur deux livres" aux intempéries qui firent croire au roi "que l'on eut laissé aller quelques étangs pour le submerger", du voyageur transi de peur, quittant Rosny par le train du 19<sup>e</sup> siècle : "Il s'agit de s'engloutir dans les ténèbres... de percer une montagne", aux résistants qui "attaquent à la grenade du pont du chemin de Buchelay à Rosny, un train de troupes allemandes.", la chronique de Rosny s'émaille d'anecdotes tragiques ou savoureuses ; au gré des époques, elle s'introduit parfois dans l'Histoire.
La personne de Sully, le plus illustre des enfants de Rosny, ne saurait occuper seule les pages consacrées à notre ville. Des hommes et des femmes célèbres tels Corot ou la duchesse de Berry, Paul Eluard ou Régine Pernoud séjournèrent en ses murs.
Des manants et des seigneurs, des religieuses et des hommes de Loi, des paysans et des instituteurs, des maraîchers et des artisans, bref ses habitants sédentaires ou éphémères contribuèrent à lui donner vie et caractère. Sans préjuger du futur, le passage au troisième millénaire fournissait l'occasion de réunir en cet ouvrage, fussent brièvement, toutes les facettes, humbles ou prestigieuses, de ce passé de Rosny-sur-Seine portant sur vingt siècles écoulés.