Afrique contemporaine, n° 239

Considérées comme les plus
transparentes depuis l'avènement du
pouvoir civil en 1999, les élections du
printemps 2011 au Nigeria ont été
pourtant marquées par les pires
violences électorales.
Pour expliquer ce paradoxe, Afrique
contemporaine propose de suivre les
faits et gestes d'un parti politique en
campagne, le rôle crucial du monde
universitaire mobilisé pour encadrer le
mieux possible les élections, tout comme
les différentes étapes historiques de la
lutte contre les abus électoraux.
Alors que les élites politiques font des
élections un outil de maintien de leurs
privilèges et de détournement des
finances publiques, avec la complicité de
parrains et de milices armées privées, les
violences croissent à mesure que
s'enracine le principe de gouvernement
civil. Au Nigeria, les élections sont tout
autant une mise en oeuvre purement
formelle d'un mode de sélection des
dirigeants qu'un réel pouvoir donné à la
démocratie.
Ce numéro d' Afrique contemporaine
aborde également les débuts semés
d'embûches d'un nouvel État africain, le
Sud-Soudan, et le phénomène zargina
dans le nord du Cameroun.