Alexandre Ier : le tsar qui vainquit Napoléon

Alexandre I<sup>er</sup>
Du tsar Alexandre I<sup>er</sup>, son éternel rival, Napoléon en exil disait :
« Il peut aller loin. Si je meurs ici, ce sera mon véritable héritier
en Europe. » Napoléon est bien mort à Sainte-Hélène, en 1821 ;
mais Alexandre le suivit dans la tombe dès 1825, à l'âge de
quarante-huit ans. Et sa disparition brutale, survenue dans des
circonstances troublantes, ajouta encore au mystère de celui
que ses contemporains appelaient le « sphinx ».
S'appuyant sur des archives jusque-là négligées et sur des documents
inédits, cette biographie éclaire d'une lumière nouvelle
le destin complexe d'Alexandre. Elle peint l'enfance du grand-
duc, couvée et régie par sa grand-mère, Catherine II; elle décrit
son accession brutale au trône en 1801, à l'âge de vingt-trois ans ;
les débuts brillants de son règne ; et surtout son duel avec Napoléon,
qui culmine avec l'invasion de la Russie Par la Grande Armée et
l'incendie de Moscou en 1812.
Sur l'échiquier titanesque qu'est alors l'Europe, le jeune tsar
devient une pièce centrale.
La gloire, pourtant, Alexandre en est las : à mesure que les années
passent, son salut le préoccupe toujours plus. Une obsession
qui prend d'étranges chemins, puisqu'il envoie à Rome, peu de
temps avant de mourir, un émissaire secret au pape Léon XII.
L'enquête de sa biographe montre que la tentation catholique
a bien effleuré le tsar Alexandre... Est-il vraiment mort, d'ailleurs,
en 1825 ? Le doute subsiste...