Les insurgés de la navale : roman d'une révolte ouvrière nantaise

«Aujourd'hui, il n'est plus le gosse à taloches.
Il est un homme. Il se réjouit de retrouver les
grévistes tout à l'heure. Certains, opposés aux
mouvements, ont tout fait pour le retenir. Il a
choisi son camp ; il n'est pas un mouton, ne le
sera jamais. Un jaune, encore moins.»
Nantes, 1965 : c'est la grève aux Chantiers
Navals. L'auteur campe ses personnages de
faubourgs, leur gouaille et leur fierté. Entre la
relation des faits de l'époque, au fil des articles de
journaux, des rapports de police, de préfecture, il
intercale la vie simple des ouvriers, leur idéal de
lendemains meilleurs remis entre les mains des
leaders syndicaux, les coups de gueule, les coups
de main pour motiver les plus mous, conserver
l'avantage face aux pouvoirs publics et aux
employeurs intraitables.
Le conflit se prolonge, les esprits s'échauffent,
les casseurs de grève fourbissent leurs armes.
Mais bientôt tout bascule quand 22 ouvriers
métallurgistes sont licenciés de façon arbitraire
pour avoir mené les troupes. La base fait corps
avec "les 22" et se révolte contre cette injustice.