Mes douaisienneries

Le patois étant, d'après l'Académie française elle-même,
le "langage du peuple et des paysans, particulier à
chaque province" ; et les habitants de chaque localité lui
donnant un pur accent de terroir en le parlant et le
prononçant à leur façon, j'estime humblement qu'il ne
doit être employé ou approprié qu'à des faits
essentiellement locaux.
C'est ainsi que ne traitant, dans mes écrits, que de
sujets douaisiens, tout en patois de Douai -tel qu'on le
parle en ville et sans addition de locutions outrées ou
inventées- qu'en un langage usuel et familier, Mes
Douaisienneries ne pouvaient, logiquement, comporter
de titre plus expressif que celui fantaisiste et local que je
leur donne.
Puissent, mes lecteurs, éprouver à les lire autant
d'intime joie douaisienne que j'en ai ressenti à les écrire
et les leur offrir.
Douai, octobre 1907." D. Druesne.