Le bois d'injustice

C'est à la fin de 1791 que le Comité de législation chargea le docteur Louis de construire une machine pour trancher les têtes. D'abord appelé la «Louison», ou la «Louisette» , l'instrument fut utilisé, pour la première fois sur le territoire national, le 25 avril 1793 et fonctionna presque deux siècles, jusqu'en 1981, année qui vit l'abolition de la peine capitale en France.
Aujourd'hui supprimée dans beaucoup de pays, parfois rétablie par la suite dans certains d'entre eux, la peine de mort divise toujours l'opinion publique. Pour ses partisans, elle a le mérite d'éviter toute récidive et elle a valeur de dissuasion, arguments que réfutent ses détracteurs pour lesquels cette vision simpliste est utopique. Selon eux, la décapitation heurte la morale et, de plus, les risques d'erreurs judiciaires sont toujours possibles: l'Histoire en a été, trop souvent hélas, le témoin impuissant.
Qui détient la vérité?
La conscience et l'intime conviction de chacun d'entre nous restent les seuls juges...
«Les bois d'injustice» est une oeuvre de fiction. C'est, aussi, un plaidoyer contre la peine de mort qui sévit encore, çà et là, dans le monde.
Il n'a pas la prétention de rallier à lui les inconditionnels du châtiment suprême, mais de faire prendre conscience aux hommes de bonne volonté qu'il n'est pas la thérapie idéale, la seule solution.
«Mieux vaut un coupable en liberté qu'un innocent exécuté.»