Véto Matabiau : berceau de l'enseignement vétérinaire à Toulouse

Sous le bâtiment de la médiathèque de
Toulouse vit une âme : celle de «Véto
Matabiau». Elle est là, enfouie derrière un
pan de mur rose, unique vestige de ce qui fut
pendant près de deux siècles un foyer scientifique
exubérant pour les futurs «artistes», puis
«médecins», puis «docteurs» vétérinaires.
Selon l'expression d'un ancien élève, «Homo
Matabiensis» vivait en tribu avec ses rites, ses
moeurs, ses traditions et ses démonstrations
débordantes de vitalité insouciante que
Toulousains et Toulousaines semblaient apprécier au point de les intégrer dans leur
paysage folklorique.
S'appuyant sur des documents historiques connus ou inédits et sur la transmission
orale des «survivants» des 30 dernières promotions de Matabiau, l'Association des
Anciens Elèves fait oeuvre de mémoire en racontant l'histoire d'une communauté
originale et soudée d'enseignants, d'élèves et de préposés.
La vie à Matabiau incarnait le sentiment
d'appartenance collective à une oeuvre
scientifique dépassant les aspirations
individuelles et les antagonismes doctrinaires.
Les «Bons à rien mais Propres à tout» se
préparaient durant quatre années à une vie
active aux horizons très larges.
Car le rayonnement scientifique de l'école
vétérinaire et son tableau d'honneur ont
largement dépassé l'horizon toulousain...