L'enroulement

Loisel Migrateur, représentant «en commerce cadavérique», rencontre
Sam Al'Lamandre dans un salon international. Entre ces deux personnages
en perpétuel déracinement, géographique ou mental, naît une relation
passionnée, faite de hasards postaux, de déplacements, de distances et
d'éloignement, constamment traversée par cette double question : «après
la déflagration de l'amour, peut-on encore se perdre ? Peut-on encore
s'oublier ?»
Étonnante Sam Al'Lamandre qui ne veut pas qu'on l'abandonne avant
qu'elle le demande et qui n'ose pas le demander par crainte de l'être ;
intriguant volatile que ce Loisel Migrateur qui, par amour, est incapable
d'abandonner sauf si on le lui demande et qui craint la certitude d'en faire
les frais.
Atteindre l'amour, est-ce également mettre en place les mécanismes qui
mènent à sa perte ?
L'état d'amour serait-il une forme d'autisme ?
Un texte surprenant et curieusement tendre.
«La matière d'Otto Ganz est dangereuse, déjantée, comme une roue
folle... Une telle audace impressionne. Elle est moins d'un "esprit fort"
que d'un authentique écrivain.» Caroline Lamarche
«Un auteur belge hors normes (...) Otto Ganz a la plume insolente et
toujours en mouvement...» Franck Spengler