La danse du python

Le jour où on abat l'acacialata du jardin, la mère de Ruth a le
pressentiment qu'il va arriver un malheur. La mère de Ruth est
très superstitieuse, en quoi elle n'a pas forcément tort... Mais,
pour Ruth, le malheur, c'est Mannie, son beau-père, qu'elle
trouve infiniment répugnant et qui l'est, c'est incontestable :
avare, paresseux, obscène, violent, Mannie n'est pas un cadeau
du ciel dans une famille. De scènes en disputes, Ruth quitte la
maison à plusieurs reprises, chaque fois un peu plus longtemps...
Mais elle a un autre problème dans la vie : elle voudrait
atteindre le 90 B. C'est une obsession. Pourtant, rien n'y fait :
ni la patience, ni les soutiens-gorge rembourrés. Ruth reste
désespérément plate et convaincue que le jour où un garçon
aura l'occasion d'être confronté à cette cruelle vérité, il n'aura
qu'une hâte : déguerpir au plus vite.
Jusqu'au jour où elle fait plus ample connaissance avec
Bobby, le frère d'Alan, et avec Ben, son copain noir, et où elle
comprend que, quand on se met en tête de vouloir fréquenter
des Noirs, on se heurte parfois à des problèmes largement plus
complexes et douloureux que le 90 B, surtout quand on habite
en Afrique du Sud...