Les folies : fantaisies architecturales de la Belle Epoque à Nice

Dès le début du XVII<sup>e</sup> siècle, des aristocrates, ou des personnalités très fortunées développent le goût d'édifices
construits pour le plaisir et le divertissement dans des formes originales, inattendues, ou exotiques.
Ce sont les premières «folies». Au XIX<sup>e</sup> siècle, les grandes cours européennes vont imiter ces «folies» de
l'Ancien Régime, déployant des décors somptueux et de grande qualité, les agrémentant de parcs aussi vastes et
complexes que possible. On y donne dîners et fêtes étourdissantes. Mais ce sont, au moins autant, des lieux culturels
où la musique est célébrée et où l'on réunit des salons poétiques et littéraires. Les propriétaires sont souvent
des botanistes très avertis qui acclimatent, dans des jardins que créent pour eux les plus célèbres paysagistes, des
essences rarissimes. Les «folies» de la Belle Époque assurent également, à Nice, le relais d'une architecture de
prestige, apparue au milieu du XVIIe siècle quand de riches familles niçoises construisirent, sur les hauteurs
dominant la ville, de grandes villas entourées de magnifiques jardins. La motivation des propriétaires est toutefois
totalement différente, tant dans la démarche des constructeurs que dans l'inspiration des architectes et la
fantaisie des décors extérieurs ou intérieurs.
Cet album présente les «folies» niçoises qui subsistent encore aujourd'hui. C'est sur ce patrimoine qu'il
convient d'attirer, mieux de concentrer l'attention des pouvoirs publics et des particuliers, c'est ce patrimoine
qu'il faut à tout prix conserver. A travers la description de ces somptueuses résidences, le lecteur découvrira aussi
la personnalité des promoteurs de ces châteaux, des personnages toujours hors du commun : leur position sociale,
leurs goûts, leurs fantasmes ou leurs libéralités...