De l'art de savoir chanter, danser et jouer la bamboula comme un éminent musicien africain : le guide des musiques africaines

De l'afrique à la bamboula
Le terme «bamboula» est devenu une insulte raciste, à l'usage vulgaire. Mais ceux
qui l'emploient seraient peut-être édifiés de savoir que ce mot désigne surtout l'une
des plus belles pages de l'histoire des musiques africaines - à la frontière de l'Afrique
et de l'Amérique. De 1763 à 1835, pendant plus de soixante ans, des Noirs ont
chanté, dansé et joué librement la musique de leur choix sur des places de marché
dans toute la Louisiane espagnole. On appelait ces improvisations de groupe des
bamboulas. Interdites en 1835, les bamboulas sont ressuscitées après l'abolition de
l'esclavage en 1865.
À l'origine des musiques modernes
Elles ont grandement inspiré l'imaginaire américain, et, avec les chants de travail,
les spirituals, le gospel et certains éléments européens, elles ont fourni une
influence d'essence africaine lors de la naissance du ragtime (vers 1897) de Scott
Joplin, du blues (apparu vers 1900) et du jazz (années 1910) en Louisiane. En
rendant hommage aux origines de la bamboula, cet ouvrage détaille l'ensemble
des musiques africaines et permet de mieux comprendre les musiques
d'aujourd'hui, du jazz au rock, de la bossa-nova au reggae, de la soul au hip-hop
et de la techno au R'n'B.
56 pays, des centaines de styles
Ce guide vous permettra de débroussailler, pays par pays et artiste par artiste, les
nombreux genres, et de clarifier les différents courants, mélanges et influences qui
ont traversé le XX<sup>e</sup> siècle jusqu'à nos jours, d'Oum Kalsoum à Lili Boniche ou
Khaled, de Fela à Angélique Kidjo, Youssou N'Dour, Mory Kante, Papa Wemba,
Salif Keita, Alpha Blondy, Tiken Jah Fakoly, Johnny Clegg ou encore Manu
Dibango. Il donne un aperçu organisé et détaillé de la richesse de ces musiques
pour qui souhaite s'y retrouver dans la jungle de la pléthore des musiques de ce
continent.