Le soleil de Mai 68 : mémoires, en kaléidoscope, d'un vétéran de l'utopie, polymorphe, fascinante, peut-être vaine... : à vous les jeunes

À travers ces pages, Henri Demay, octogénaire (ou plutôt, comme il se
désigne lui-même : "octogêneur"...) a laissé toute liberté à sa mémoire globale
ou sélective, capricieuse ou entêtée, badine ou grave, qui joue à lui restituer
sensations, impressions, réflexions, propos, confidences ; tout en excitant, au
gré des heures, des jours et des nuits, l'arrière-garde de ses neurones et de ses
états d'âme.
Sous la poussée de ses souvenirs multiples et multiformes, l'auteur s'est,
(volontairement !) exprimé, ici, au fil de sa plume ; c'est-à-dire simplement,
spontanément, sans recherche de style particulier, de préciosité de langage et
avec, de ci, de là, quelques "redites" obligées, naturelles, viscérales et...
symboliques.
Ceux des lecteurs qui connaissent déjà certains de ses très nombreux
livres (une cinquantaine publiés depuis plus d'un demi-siècle) cerneront mieux
encore, dans sa globalité, le "personnage", réputé atypique ; pour le moins...
Les lecteurs nouveaux découvriront, eux, tout au long de tels témoignages (tour
à tour : intimes et altruistes, engagés et militants, réalistes ou idéalistes,
empreints d'espoirs, d'élans, de doutes, de chagrins et de pitiés), quelques
aspects et échos de l'histoire sociale passée et vécue : longue, passionnante
et passionnée, parfois exaltante, souvent douloureuse mais, dans tous les cas,
significative et fertile en enseignement.
Cependant et, comme de coutume, chacun en tirera ses propres conclusions,
très personnelles...