Le jeu du plus fin

Tour de force éditorial et véritable exploit littéraire,
Le Jeu du plus fin est un des romans les plus
brillants et intrigants de ces dernières années en
Chine.
La descendante d'un héros révolutionnaire tente de
retracer son histoire et d'éclaircir le mystère entourant
sa mort, à travers les témoignages de trois de ses
compagnons de route, étayés, complétés ou contredits
par une collection d'articles, interviews, confessions,
lettres et archives émanant de ceux qui l'ont côtoyé
aux diverses époques de sa vie.
Ce roman construit de façon très originale, comme
une archéologie du savoir qui tenterait de faire surgir
la vérité d'un homme, se lit d'abord comme un
passionnant roman d'aventures où se croisent, se
trahissent et s'entretuent agents secrets et agents
doubles, en un ballet picaresque et virevoltant qui est
aussi une relecture sans illusions et sans scrupules des
années révolutionnaires.
La vision de l'Histoire telle que la restitue le romancier
Li Er est tragique mais en aucun cas héroïque. Il y a
du théâtre dans cette recherche impossible de la vérité
historique, et le rôle qu'y jouent les hommes est plein
de truculence, d'ironie et de dérision.