Contribution économique territoriale : mode d'emploi après un an d'application : cotisation foncière, cotisation sur la valeur ajoutée, dégrèvements, à jour au 1er janvier 2011

Après trente trois ans d'une existence chaotique et controversée, la taxe professionnelle
a fini ses jours à la fin de 2009 sans susciter le moindre regret apparent.
Si le faire-part de décès de la taxe professionnelle a fait la une des médias, il n'est pas
certain que l'avis de naissance de la contribution économique territoriale (CET), publié au
même Journal officiel du 31 décembre 2009, ait suffisamment retenu l'attention des
contribuables concernés.
Les plus optimistes, qui espéraient une suppression définitive de la taxe professionnelle,
doivent pourtant se rendre à l'évidence : la CET s'inscrit dans la continuité de la défunte taxe
à travers ses deux composantes :
- la cotisation foncière des entreprises (CFE) qui constitue une version «light» de la
taxe professionnelle, taxant les terrains et les constructions, mais épargnant les
investissements mobiliers dont l'imposition était devenue insupportable en temps
de crise ;
- la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) qui, sous couvert de
perpétuer la cotisation minimale de taxe professionnelle en fonction de la valeur
ajoutée, se substitue à la taxation disparue des investissements mobiliers.
Pour parfaire les ressemblances, le législateur a maintenu certaines des principales sources
de complexité de l'ancienne taxe qu'il s'agisse de la prolifération des exonérations, du calcul
difficile à contrôler des valeurs locatives foncières par l'administration ou du décalage de
deux ans dans la prise en compte des éléments d'imposition à la CFE. De nouvelles difficultés
sont venues se substituer à celles qui avaient disparues, la plus significative étant
certainement qu'il faut gérer deux taxes totalement différentes au lieu d'une seule.
Le présent ouvrage analyse en détail toutes les conséquences de la réforme pour les
anciens redevables de la taxe professionnelle devenus, quasiment sans exception,
redevables de la CFE et, pour les plus importants d'entre eux, redevables de la CVAE.
Il fournit aux professionnels concernés et à leurs conseils toutes les informations
pratiques sur le calcul de leurs nouvelles cotisations, sur leurs nouvelles
obligations de déclaration et de paiement telles qu'elles apparaissent après
un an de mise en pratique, tout en incluant les premières modifications
significatives opérées par la loi de finances pour 2011, les quelques
retouches supplémentaires apportées par la dernière loi de
finances rectificative pour 2010 ainsi que les premiers
commentaires administratifs.