Au service du Troisième Reich : les coiffes militaires et civiles : collection Eric Rayot

De tous les régimes totalitaires qui ont fleuri au cours de la première
moitié du XX<sup>ème</sup> siècle, aucun n'a poussé l'encadrement de sa population
et la structuration de son appareil politique, économique et social aussi loin
que l'Allemagne nazie.
Les structures politiques et politico-militaires (N.S.D.A.P., S.S., S.A.), en
constituent la colonne vertébrale, mais, par ailleurs, chaque âge, chaque sexe,
chaque activité est organisé, hiérarchisé, encadré, que ce soit la jeunesse,
(H.J. et B.D.M.), les femmes (N.S. Frauenschaft), les étudiants (Studentenbund),
les ouvriers et employés (Deutsche Arbeitsfront) et de façon générale,
toute l'organisation du travail (Reichsarbeitsdienst, Kraft durch Freude, etc.)
Dans l'esprit des dirigeants nazis, cet embrigadement général et la hiérarchisation
qui en découle ne peuvent se concevoir dans le cadre de l'anonymat
que procure le costume civil. Chaque enfant, chaque femme, chaque homme,
quelle que soit la nature de ses occupations "privées", doit, à tout moment,
pouvoir être distingué parmi les autres pour le plus grand bien du Reich.
Dans ce domaine, l'Allemagne nazie est allée beaucoup plus loin que n'importe
quelle dictature, et c'est une profusion de tenues distinctives, uniformes,
pattes d'épaule, insignes de col, de manche, brassards, fourragères et,
bien entendu, l'infinie variété des coiffures, casquettes, calots, bonnets qui
permettaient, du premier coup d'oeil, de savoir qui était quoi et de persuader
celui qui les portait d'une part, que dans III<sup>ème</sup> Reich, tous les Allemands
étaient constamment "im Dienst" (en service), d'autre part, qu'il était quelqu'un
d'important.
Le présent ouvrage se propose d'offrir au lecteur une somme quasi ex-haustive
des coiffes allemandes en usage dans l'Allemagne nazie, grâce à
l'extraordinaire collection d'Eric Rayot en les replaçant dans leur contexte
historique de l'idéologie et des objectifs des dirigeants nazis.